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COMMUNIQUE DE PRESSE
Français langue de scolarisation et PER (Plan d’études romand)
A quand une prise en compte des réalités de l’ensemble de la population scolaire dans les documents cadres établis au niveau romand ?
Le PER (Plan d’études romand) sera présenté par la CIIP, ce lundi 7 juin à Neuchâtel.
Or celui-ci n’intègre pas un référentiel Français langue 2, nommé également « français langue de scolarisation » à l’attention des élèves allophones scolarisés à l’école obligatoire.
Un référentiel de ce type a pourtant été plébiscité par le Canton de Vaud et la Société pédagogique vaudoise (SPV) par l’entremise d’une de ses associations l’AVESAC (Association vaudoise des enseignants en structures d’accueil).
Quel oubli surprenant dans le contexte actuel de l’école vaudoise, confrontée depuis une vingtaine d’années à une augmentation sensible d’élèves allophones (qui parlent une autre langue 1 que le français) dans les classes de la scolarité obligatoire.
Certes, ce phénomène est plus marqué dans les régions très urbanisées où il n’est pas rare de compter plus de 80% d’élèves dont la langue première n’est pas le français. Mais il s’étend également à l’ensemble du Canton, et il serait intéressant de faire état de la situation dans les autres cantons romands.
De cette réalité découlent des performances faibles en français qui pénalisent ces élèves dans l’accès au savoir dont est garante l’école. La réussite de leur scolarité, puis de leur formation professionnelle, est pourtant un enjeu dont la CIIP doit tenir compte, en vertu du point 1.1 des Finalités et objectifs de l’Ecole publique qu’elle a présenté dans sa Déclaration du 30 janvier 2003.
La scolarisation des élèves issus de la migration est donc une vraie question de société que l’institution publique ne peut ignorer en reléguant l’enseignement du français langue 2 au rang de la pédagogie spécialisée. (Cf. doc. Avant-projet de loi sur l’enseignement obligatoire – février 2010 /Questions – réponses – Ecole inclusive et différenciation)
Un référentiel « français langue 2 » existe pourtant déjà dans le canton de Vaud et donne un cadre de référence essentiel aux enseignants qui doivent conjuguer l’apprentissage du français « langue étrangère » et celui du « français langue de scolarisation » avec un nombre important d’enfants issus de la migration. Au lieu d’ancrer celui-ci dans le PER en le révisant, il est tout simplement laissé de côté.
L’AVESAC reste perplexe devant ce manque qui montre à quel point cette problématique est occultée par le monde scolaire romand. Donner un cadre et des outils adaptés devrait être une préoccupation majeure des concepteurs du PER pour répondre au défi de l’apprentissage du français d’une part croissante de nos élèves, qui ne le maîtrisent pas ou mal à leur entrée dans l’école.
Contact :
Christophe Blanchet, vice-président de l’AVESAC - SPV / 079 286 12 50
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